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VOUS AVEZ LE DROIT D’ÊTRE TRISTE À LA RETRAITE !

Dernière mise à jour : 15 mai 2023

…ET AUSSI D’ÊTRE HEUREUX(SE)


Vous avez parfaitement le droit de ne pas être (tout le temps) heureux(se) et de ne pas succomber à la dictature du bonheur.


 

La quête (ou dictature) du bonheur est devenue aujourd’hui une obsession dans notre société. Pour tous les âges, il semble y avoir des solutions miracles ; pour les bébés, les enfants, les adolescents, les célibataires, les couples, les sportifs, les entrepreneurs, il semble qu’il y ait des méthodes magiques qu’il suffirait d’utiliser pour nager dans le bonheur. Et ce, indéfiniment. Cette recherche d’absolu propose toutes sortes d’outils, de méthodologies, d’accompagnements ou de médias qui suggéreraient la réalité d’un bonheur constant, à portée de mains, placés devant nous. Nous voyons tous les jours des personnes dites heureuses partout dans les médias, sur internet ou sur les réseaux sociaux, montrant sans pudeur leurs réussites, leur équilibre, leur épanouissement ou leurs performances. La société du bonheur est omniprésente (dans les médias, dans la publicité, dans les entreprises, etc.) et semble omnipotente.


La quête du bonheur a des conséquences terribles sur nos organismes et notre mental : stress, anxiété, variation de poids, sentiment de culpabilité, troubles du sommeil, émotivité ou épisodes dépressifs.





ÊTRE HEUREUX, C’EST AUSSI NE PAS RÉUSSIR


Des livres vous expliquent pourquoi vous n’êtes pas heureux(se), des émissions vous montrent toutes ces personnes qui ont réussi, des thérapeutes vous assurent pouvoir être performant(e)s tous les jours, des faiseurs d’astuces vous disent avoir la vérité, etc. Il n’y a pas une vérité.


Surtout, il n’existe aucune promesse du bonheur. Et si tant est que le bonheur soit exprimé, senti et vécu, il ne l’est que momentanément. Bien que la société insiste sur la culture de la réussite, de la puissance, de la performance ou de l’effort, être heureux(se) est aussi synonyme d’échec, de tentative, de test, de perte. Si le fait que vous soyez heureux(se) passait forcément par la réussite, vous seriez rarement heureux(se). Comprendre que vous fonctionnez tel(le) que vous fonctionnez, que vos sentiments sont différents du voisin, que vous gérez vos émotions autrement que vos enfants, que vous réagissez d’une autre manière que votre partenaire ou que vous êtes plus sensible à certaines choses qu’à d’autres permet de relativiser votre exigence face au bonheur. Accepter que votre approche du bonheur vous soit propre, c’est déjà baisser le niveau de stress au quotidien quant à son attente et à son usage. Vous n’êtes pas là pour réussir mais pour être vous-même.



ÊTRE HEUREUX, C’EST AUSSI ÊTRE MALHEUREUX


Il y a aujourd’hui de nombreux moyens mis à disposition pour alimenter votre bonheur : livres, vidéos, cours, professionnels de santé, biens de consommation, etc. Mais vous correspondent-ils ? Sont-ils des pansements éphémères à un malaise passager ? Une fois le bien de consommation acheté, une fois le professionnel rencontré, une fois la vidéo terminée, une fois le livre fermé… Comment vous sentez-vous le lendemain ? Votre vie a-t-elle changé ? Changez-vous votre vie ? Changez-vous ?

Vous savez que la vie n’est ni noire ni blanche, que tout va bien ou tout va mal tous les jours, qu’il n’y a pas des gagnants et des perdants. Il y a des heures plus heureuses et des heures plus tristes, des moments de satisfaction et des moments plus compliqués. Vous n’allez pas être plus heureux(se) grâce à quelque chose extérieur à vous ; si vous voulez changer, ce n’est que parce que vous le décidez et que votre décision est intérieure, personnelle et intime. C’est une discussion avec vous-même qui vous en fait prendre conscience et grâce à laquelle vous avez un jour un déclic. Vouloir être un peu plus heureux(se), c’est avoir conscience de ne pas l’être tout à fait. C’est le sentiment d’avoir été ou d’être malheureux(se) qui vous pousse à changer. Changer c’est bien, si c’est votre choix. C’est un chemin simple à mettre en place mais pas facile à percevoir tout seul(e), être accompagné(e) dans ce cheminement est possible.



ÊTRE HEUREUX, C’EST AUSSI ÊTRE FRUSTRÉ(E)


Comme si tout devait être immédiat, toujours possible, instantané, réglé, etc.

L’humain n’est pas parfait, donc rien de ce qui est humain n’est parfait. Il n’existe pas de corps parfaits, d’esprits parfaits, de couples parfaits, d’enfants parfaits, de travails parfaits, de vies parfaites. Toutes et tous sont imparfaits comme vous, toutes et tous doutent comme vous, toutes et tous sont parfois malheureux ou sont heureux, comme vous. Il n’y a pas lieu d’avoir peur de ne pas être la personne que vous voulez être tout de suite ou d’avoir ce que vous voulez avoir, à moins de vous fixer un objectif qui vous est personnel, à partir de quoi tout est possible. Le salut vient du questionnement et de l’humilité.



ÊTRE HEUREUX, C’EST NE PAS ÊTRE FORCÉ(E) À L’ÊTRE


Personne ne va vous contraindre à être heureux(se). La société impose déjà tellement de stress, de pressions sociales, de tensions économiques, d’oppositions relationnelles ou d’efforts à fournir que l’on en vient à être épuisé(e) par ses exigences induites et non-exprimées. Car la dictature du bonheur a de paradoxe qu’elle nous fait comprendre qu’il existe des solutions aux problèmes sans même résoudre les problèmes. Vous avez le droit d’aller mal, vous avez le droit de ne pas vous sentir bien, vous avez le droit d’être triste, vous avez le droit de pleurer, vous avez le droit de regretter. C’est également ce qui constitue votre richesse, votre originalité, votre individualité. Vous n’êtes pas des robots à qui l’on dicterait les lois du bonheur.



ÊTRE HEUREUX, C’EST AVANT-TOUT VOUS QUI EN DÉCIDEZ


Vous n’avez pas à vous conformer à ce que l’on vous propose. Vous êtes assez unique, mature, intelligent(e), expérimenté(e) pour décider ce que vous voulez. C’est vous qui estimez être heureux(se) ou ne pas l’être, le tout est d’être assez lucide et neutre pour en avoir conscience. Vous voulez être original(e) ? Soyez-le ; vous voulez suivre la cadence ? Faites-le ; vous voulez faire valoir votre sensibilité ? Exprimez-la ; vous voulez tout bouleverser ? Engagez-vous ; vous voulez vous faire accompagner ? Faites-vous accompagner ; vous voulez avancer ? Avancez.


Changer n’équivaut pas forcément à quitter pays, maison, épouse ou mari, enfants, habitudes. Cela commence tout petit, par une question, par une réponse. Et dès lors que vous initiez ce questionnement, changer peut être très rapide, quelques semaines, peu de mois. Et je peux vous accompagner.


C’est à vous de décider ce que vous voulez faire et ce que vous voulez être, c’est à vous que revient le choix de (re)donner du sens à votre vie.


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