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VOS DOULEURS AVEC L'ÂGE SONT BIEN RÉELLES !

Dernière mise à jour : 2 janv. 2023

Les douleurs sont tenaces et loin d’être imaginaires.

 

À partir de la soixantaine, près de 70% des (futurs) Seniors souffrent de douleurs. Bien réelles, elles sont bien souvent un rappel au corps et à l’esprit. Qu’elle soit sensorielle, émotionnelle, comportementale ou cognitive, toute composante de la douleur est propre au ressenti de chaque personne. Encore faut-il pouvoir l’identifier, la comprendre ou être accompagné(e). Ce n’est pas forcément une douleur précise, elle peut être étendue et plus complexe ; la souffrance peut être plus ou moins vive, sa manifestation plus ou moins longue ; elle est tellement vaste qu’il est souvent difficile de pouvoir mettre un mot sur un maux. Vous pensez que la douleur est ici alors qu’elle est ailleurs, qu’elle ne dépend pas de vous quand tout se ramène à vous, qu’elle est fictive alors que ses manifestations sont concrètes, présentes et réelles.


Les douleurs sont bien réelles quand on est senior aussi


PARLER… POUR ÊTRE ENTENDU(E)


Comment faites-vous pour encaisser autant de douleurs chaque jour ? Comment faites-vous pour ne pas davantage crier, pleurer, tout jeter par terre ? Comment faites-vous pour être si seul(e) ? Le temps est passé par là mas l’habitude n’explique pas tout. Vivre avec une douleur au quotidien n’est pas supportable. Cette douleur, vous la ressentez, vous l’endurez, vous la digérez. Vous êtes même souvent résigné(e) à la porter sur vous. Elle est multiple. A priori, rien ne vous oblige à la garder pour vous. La parole est la première étape pour s’en libérer ou, tout du moins, atténuer son influence sur votre corps et votre esprit. Car c’est bien toute votre personne qui peut en être atteinte, dans son intégrité, dans son équilibre, dans son bien-être. Votre partenaire, vos enfants ou votre médecin traitant sont les premières personnes à qui en parler. Il ne s’agit pas de se confier mais bien de se libérer, d’extérioriser ce qui vous handicape, à plus ou moins grand niveau, au quotidien. Si vous ne parlez pas, personne ne vous entend.



ÉCOUTER SON CORPS…ET LUI RÉPONDRE


Il n’est pas « normal » d’avoir mal et il ne faut minimiser la souffrance endurée. Faire face à la douleur, c’est aussi être capable de l’identifier : douleur physique, morale, chronique, aiguë, etc. Mesurer sa réalité et ses conséquences concrètes seul(e) est primordial car vous connaissez votre corps, avec ses forces et ses faiblesses, ses failles et ses résistances. Il est possible que vous soyez la première personne capable de diagnostiquer vos propres maux. Par la suite, des traitements existent : médecines douces, médicaments, soins spécifiques, accompagnements psychologiques. Votre corps est un outil dont vous avez besoin tous les jours et ce pendant encore de nombreuses années. Plus tôt la douleur sera identifiée, plus tôt elle sera prise en charge. Et le corps ne ment pas. Les émotions sont enfin la clé d'entrée (ou de sorties) de la douleur, c'est pourquoi les entendre, les comprendre ou arriver à les gérer peut changer votre vie.



PRENDRE SOIN DE SON ESPRIT


De nombreux spécialistes s’intéressent à la médecine psychosomatique et somatopsychique, mettant en avant l’influence de l’esprit sur le corps et inversement. Prendre soin de son esprit ne signifie pas seulement s’en occuper quand la douleur est installée mais, bien au contraire, s’y attarder quand tout va bien et que la douleur ne se manifeste pas. À titre préventif, écouter son esprit est essentiel pour le préparer au temps qui passe, à la fragilité du corps, au vieillissement des cellules, à l’atrophie des muscles, à la perte de capacités cognitives. Stimuler son esprit, activer ses neurones, rester actif(ve), échanger avec les autres, continuer d’avoir une vie sociale, fortifier ses capacités intellectuelles, avoir des projets ou se projeter vers l’avenir sont autant d’options pour faire grandir son esprit avec les années.



PENSER À SE FAIRE ACCOMPAGNER


Vous êtes acteur et témoin de votre vieillissement. Vous êtes la première personne à en prendre conscience, à vous voir dans le miroir, à ressentir ce qu’il va et ce qu’il va moins bien, à être capable de définir votre seuil d’acceptation. La douleur n’est pas synonyme d’une personne âgée, dépendante ou en perte d’autonomie. La douleur touche tout le monde et de plus en plus en jeune : que vous ayez 55 ans, 60 ans ou 70 ans, vous n’êtes pas forcé(e) de rester seul(e) pour vivre ce que vivez. Vos proches sont bien placés également pour voir changer et vous épauler. Mais vos proches n’ont pas forcément le temps et les capacités (morales, physiques, logistiques, etc.) pour être là pour vous et pour faire en sorte que vous alliez mieux. Vous faire accompagner par un médecin, un thérapeute ou un coach peut représenter la meilleure des solutions pour être écouté(e) et être accompagné(e) à certaines étapes de votre vie.



AVANCER, ARRÊTER… QUOI FAIRE ?


Ne vous sentez pas coupable d’avoir des douleurs, ce n’est pas « votre faute ». Par contre, vous avez des pouvoirs sur elles : celui de comprendre leurs origines, celui d’en faire part, celui d’y remédier, celui de les soulager. Subir ou agir, telle est la question ? Il vous reste a priori quinze, vingt ou trente à vivre, votre objectif n’est certainement pas de laisser immiscer ces douleurs dans votre quotidien. Plus globalement, vous avez le pouvoir d'agir sur vous, de vous aider vous-même. En parler, consulter, suivre des traitements ou changer simplement quelque chose dans votre vie peut parfois enrayer la souffrance qui est en vous voire la faire disparaître. N’attendez pas.


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