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APPRÉCIER MON CORPS À 55 ANS, 60 ANS OU 65 ANS (?)

Dernière mise à jour : 2 janv. 2023

Pourquoi dépasser les limites de son corps pour mieux l'accepter ?

 

Apprécier son corps, ce n’est pas forcément se sentir belle ou beau tous les jours, aimer chaque parcelle de son corps et s’admirer devant le miroir. Regarder son corps, le connaître, le comprendre et se connecter à lui est déjà un processus nécessaire pour commencer à l’apprécier, quel que soit l’âge.


Nous héritons d’un corps à la naissance et nous vivons toute une vie avec ses forces et ses faiblesses, son équilibre ou déséquilibre, son esthétisme ou son potentiel.


Au-delà d’un héritage, qu’en faisons-nous ? Comment le domptons-nous ? Comment le stimulons-nous ? Quel est notre rôle face à lui ? Avant l’image, il y a la matière vivante qui nous incombe et nous caractérise. Le temps qui passe a cet avantage de nous aider à dépasser la matière pour atteindre quelque chose de quasiment spirituel en nous. Pourquoi et comment ?


Dépasser les limites de son corps pour mieux l'apprécier


FAIRE FACE AUX REPRÉSENTATIONS


Qui estimez-vous belle ou beau à votre âge ? Quels arguments trouvez-vous à la « beauté » de cette femme ou de cet homme ? Leur plastique est-elle leur seule justification ? Pensez-vous que vraiment personne ne vous regarde comme vous les regardez ?

Les représentations sociales sur les canons de beauté, même après 60 ans, inondent notre mental et nos écrans. Qu’ils s’agissent de mouvements à la mode ou d’ancrages sociaux, de préjugés ou de comparaisons intergénérationnelles, de sexualisation à outrance même après 60 ans ou d’objétisation du corps dans la mode même après 60 ans, il vous appartient d’aimer ou non votre corps.


En fait, il vous appartient de donner ou non une importance même à votre enveloppe corporelle. Se sentir bien, tout en prenant en compte l’injonction de l’impact santé sur soi, est l’essentiel. Les représentations ne sont pas les seules affaires des médias, elles impliquent également votre entourage, des inconnus, le corps médical ou vos partenaires. Votre corps a d’abord une utilité pour vous et une présence indéniable auprès des autres. Il n’y a pas de règles ni de préceptes fondés, vous êtes maître(sse) de votre corps et êtes en mesure de le montrer fièrement, non par orgueil ou provocation, mais par la simple volonté d’exister dans un monde qui a pour seul salut d’ouvrir les yeux sur son avenir.


QUE DIT VOTRE MIROIR ?


Vous n’êtes pas le plus mince, celle avec la taille la plus fine, celui qui a le moins de ventre, celle qui a le plus de formes ou celui qui a le plus de cheveux. Et alors ?


Le vieillissement physiologique s’installe, les rides s’imposent à vous, vos seins tombent et les jambes s’affinent de plus en plus. Et alors ? Vos performances sont moins durables, votre tonus musculaire se dégrade, vos fonctions pulmonaires et cardiaques indiquent leurs limites. Et alors ? Votre dentition n’est pas de première main, vos articulations vous font mal, vos organes sont surveillés, des douleurs intestinales se font récurrentes. Et alors ?


Le corps n’est pas qu’une enveloppe extérieure mais un Tout intérieur qui a une influence sur votre mental, sur votre état d’esprit, sur votre bien vivre, sur votre bien-être, sur votre bien vieillir. Il n’y a ni perfection ni cause perdue.


Vous aimeriez avoir de nouveau 20 ans aujourd’hui, ce n’est pas possible. Vous avez 55 ans, 60 ans, 70 ans ou 80 ans, alors prendre conscience que votre corps a besoin d’air, de lumière, d’exercices, de réconfort ou de plaisir constitue déjà une forme de bienveillance sur soi.

NI BELLE NI BEAU… MAIS UNIQUE


Vous n’êtes pas invisible, ni corporellement ni spirituellement. Votre corps est devant vous et devant les autres. Ce n’est pas seulement vous que vous voyez ou que les autres voient en vous, c’est le temps qui a passé, c’est leur mère, leur père, leur tante ou leur oncle, c’est la vie que vous avez donné, ce sont les épreuves que vous avez passées, ce sont les efforts que vous avez fournis, c’est un travail pour lequel vous vous êtes investi.

Vous êtes toute une vie, vous êtes toute une existence, vous êtes toute une conscience. Personne n’a à vous dire de vous trouver absolument belle ou beau, il y a suffisamment de pressions inhérentes à la vie quotidienne. Par contre, vous êtes en droit de vous connaître, de vous juger, de vous regarder, de vous toucher, de vous aimer. Les autres s’occupent de leur corps, et vous du vôtre, telle une ode au corps individualiste. Car vous n’êtes pas belle, beau, laide ou laid, vous êtes unique. Votre corps est votre parcours, votre esprit est votre compagnon.


LIBRE D’ÊTRE VOUS-MÊME


À quoi cela peut bien vous servir de vous comparer aux plus jeunes ou aux femmes et hommes de votre âge ?


Avancer est votre seul pouvoir. Votre histoire vous appartient, comme votre corps. Regardez-vous nu(e) dans votre miroir souvent ou rarement, repensez à ce que vous avez vécu, exprimez votre joie ou votre désarroi, touchez-vous autant de fois que vous voulez, maquillez-vous ou non, apprêtez-vous comme bon vous semble, soyez élégant(e) ou pas, sortez, riez ou parlez.


Faites comme vous vous voulez, tant que vous vous sentez bien. Montrer votre corps, quel qu’il soit, n’a rien de militant.


C’est votre pensée qui vous libère, c’est votre mental qui vous forge, c’est votre esprit qui vous fait avancer, c'est votre corps qui vous parle.


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