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AIDANT : COMMENT S’Y PRÉPARER AU MIEUX ?

Dernière mise à jour : 12 juil. 2023

Focus sur une situation face à laquelle tout le monde est confronté lorsqu’un proche a besoin d’être aidé.


 

Personne n’est vraiment préparé à 100% à devenir aidant, que ce soit aidant familial ou aidant proche.


Vous avez 40 ans, 50 ans, 60 ans ou plus et vous avez certainement une mère, un père ou un grand-parent qui est de plus en plus vulnérable ou fragile. Vous n’êtes pas seul(e) malgré un possible sentiment d’isolement, d’imprévus et de manque de repères.


Il est important pour vous de vous organiser pour vous et pour la personne que vous allez aider, de comprendre les enjeux psychologiques de chacun et d’identifier les nombreuses émotions à venir pour vous-même et pour la personne accompagnée.


Se préparer à être aidant pour un proche


ÉCOUTER ET PARLER AVEC SES AÎNÉS


La notion de dépendance et de perte d’autonomie est très large et assez subtile dès lors qu’il s’agit d’une personne proche. Il arrive parfois de ne pas voir qu’une personne proche est devenue trop fragile physiquement ou cognitivement pour l’aider concrètement, il arrive parfois également d’avoir peur.


Or la personne qui vieillit est la première personne concernée – psychologiquement et émotionnellement – par le vieillissement. Parler avec sa mère, son père ou ses grands-parents de ce qu’elle ou il ressent ou de ce qu’elle ou il pense est essentiel pour mettre des mots sur des douleurs physiques, des souffrances psychologiques ou une détresse émotionnelle. Un jour, nous serons tous à leur place. Négliger ses aînés, ce n’est pas seulement un manque de respect ou de fraternité, c’est se négliger soi-même.


Vos proches qui vieillissent vous regardent comme dans un miroir. Ils ont besoin de parler, d’être écoutés, de sentir que l’on s’occupe d’eux, et de vous sentir concerné(e) par leur situation qui n’est pas facile à vivre (avant tout) pour eux. Vos aînés n’ont pas forcément besoin de beaucoup de choses pour vivre, mais les détails sont importants : une visite, un appel, une conversation, une sortie, une demande de conseils, etc.


L’importance de leur montrer que vous vous intéressez à eux de manière bienveillante et naturelle, qu’ils sentent avoir toujours un rôle.



ÊTRE PRÉSENT(E)


Plus vous êtes présent(e) au côté de vos aînés, plus vous comprenez les enjeux du vieillissement, dans son approche positive tout autant que dans son approche plus complexe. La personne qui vous est proche peut facilement parler avec vous, échanger sur ce qu’elle pense ou ce qu’elle ressent, ce qui lui fait mal ou ce qui la rend heureuse. Si votre proche vous voit une fois tous les trois mois, elle n’osera pas forcément vous parler de ses problèmes ou de ses maux. Si vous la voyez plus régulièrement, se créera spontanément un climat de confiance et de dialogue inerte au bien-vieillir. Si vous êtes plus présent(e), vous allez de vous-même sentir ce qui va ou ce qui va moins, ce dont votre proche aidé a besoin au quotidien, pour maintenant et le futur.


Ce qui importe pour vous est d’être capable de mesurer l’état émotionnel, physique et psychologique de la personne que vous aidez. Des absences, des rires, des chutes, des partages, des hésitations, des douleurs chroniques ou non, des habitudes rassurantes, des silences ou des sensations nouvelles sont des signes du bien vivre et du bien vieillir.



SE RENSEIGNER SUR CE QUI EXISTE


L’Assurance maladie peut être d’une grande aide lorsque vous vous sentez démuni(e) face à un accompagnement sur le long terme, notamment en tant que source d’informations sur les démarches et les droits.


L’assistance sociale peut être un bon support pour mieux vous orienter en terme de financement ou vous indiquer les démarches à suivre.


La MDPH (Maison départementale des personnes handicapés), le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) ou le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) sont autant d’organismes qui peuvent vous renseigner sur les aides dont vous pouvez bénéficier (dont l’APA par exemple) mais également sur le maintien à domicile.


En ce qui concerne le placement, de nombreuses options existent : le maintien à son domicile, le placement temporaire chez vous, les habitats alternatifs (village retraite, résidences autonomie, accueil de jour, etc.) ou de manière momentanée en EHPAD. Le plus important n’est pas forcément ce qui peut vous convenir le mieux mais ce qui peut le mieux convenir à votre proche. En tant qu’aidant, ce que désire la personne accompagnée demeure la priorité, pour son bien-être et son équilibre de vie.



ÊTRE ACCOMPAGNÉ(E)


Vous ne pouvez tout assumer seul(e). Vous avez une vie professionnelle, personnelle, intime et relationnelle. Il n’est pas conseillé de mettre tout entre parenthèses pendant plusieurs années. Vous souffrirez davantage que vous n’aiderez. L’idée n’est pas de se faire aspirer par cette nouvelle responsabilité.


Essayez d’être vous-même entouré(e), d’abord par la famille, une sœur, un frère, des cousins, des enfants. Votre mère ou votre père est aussi leur mère ou leur père. La personne que vous aidez va avoir besoin d’un soutien au quotidien, vous pouvez demander à ce que plusieurs personnes de votre entourage se relayent. Vous pouvez faire appel à un professionnel pour vous sentir plus à l’aise avec ce que vous vivez.


Ne niez pas votre situation avec votre entourage ou au travail. Vous avez certainement un travail qui vous prend du temps et de l’énergie. Trouver un équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle est important, quitte à en parler à votre direction, aux ressources humaines ou à vos équipes le temps de vous organiser au mieux avec par exemple des horaires aménagés.


Discutez avec d’autres aidants (amis, connaissances, collègues, etc.) pour savoir de quelles manières ils aident leurs proches, comment ils s’organisent, à qui font-ils appel. Vous pouvez échanger sur des conseils ou des structures sur lesquelles ils s’appuient (groupes de paroles, cafés des aidants, coaching, etc.). Vous trouverez à leur côté une écoute, des recommandations et un lien social.


Formez-vous par exemple au métier d’aidant. Assumer ce rôle de votre côté n’est pas évident, ce n’est par votre métier et ce n’était pas dans vos priorités jusqu’à maintenant. De nombreuses formations existent, auprès d’associations, de structures publiques ou privées.


Entourez-vous avec des professionnels : infirmières, soignants, structures d’aides à domicile, associations, coaching, etc. Faites confiance pour parler afin de ne pas vous épuiser. Vous avez des démarches à faire, de l’administratif et beaucoup de logistique à gérer.


Appréhender vos nouvelles responsabilités n’est pas facile. Avec le temps, être aidant peut vous peser et vous atteindre moralement. Lâcher prise de temps en temps sans lâcher la personne que vous accompagnez est une des solutions. Ne pas s’oublier et vous faire vous-même accompagner par un coach psycho-émotionnel représente une autre solution pour y voir plus clair et avancer plus sereinement dans votre quotidien.

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